Friday, November 03, 2006

 

Une journée YôYê - Randonnée sur la rue St-Denis à Montréal, le 7 octobre 2006

Dans le but de faire les touristes chez nous, Cori (ma fille âgée de 10 ans) et moi avons décidé de parcourir la rue St-Denis à pied, de Crémazie à St-Antoine (7,7 km), afin de prendre le pouls de cette artère on ne peut plus dynamique.

Vers 11 h, sous un ciel ensoleillé, nous étions à notre point de départ, au coin de Crémazie, où nous avons rencontré Francis, le squeegee. En parlant avec lui, nous avons appris qu’il a 23 ans et qu’il fait ce travail depuis huit ans. Bien que ce ne soit pas toujours facile, à cause entre autres des problèmes avec la police, il gagne entre 10 $ et 20 $ de l’heure, ce qui l’aide à pourvoir aux besoins de sa petite fille âgée de deux ans, Esmeralda. Avant de se quitter, Francis nous a remercié d’avoir pris le temps de lui parler. Nous lui souhaitons la meilleure des chances.



C’est le cœur léger que nous avons quitté la laideur de la Métropolitaine pour nous diriger vers le sud.

Un peu plus loin, intersection de Liège, nous somme attirées par la vitrine d’un boucher, la Salaison Drouin, Boucherie fine. On y annonce la viande d’autruche, de cerf, de wapiti, d’oie, en plus d’éléments plus traditionnels. En quête d’un morceau festif pour célébrer l’anniversaire de mon père, surnommé Pops, nous sommes entrées et avons bénéficié de l’accueil très chaleureux de Carmin qui, dans un monde où les boucheries disparaissent au profit des grandes surfaces, a choisi de résister. Il y a cinq ans, il est devenu propriétaire de ce lieu qui existe depuis 1960. Nous y avons acheté un rôti de bœuf et avons reçu des instructions précises pour une cuisson optimale. Par ailleurs, Carmin, dont l’enthousiasme est contagieux, nous a assuré que nous y reviendrions et je peux confirmer que nous le ferons avec plaisir. Vive Carmin !


Hé oui, l’Halloween, cette fête qui a de plus en plus d’adeptes chez les petits et chez les grands, s’en vient. Je me demande en quoi Cori se déguisera…


Décidément, Montréal est vraiment une ville d’artistes. On le constate de bien des façons, même dans son architecture. Est-ce que l’homme de métal versus la femme en bois illustre la dualité des sexes ?












Tout comme cette fleur montre que l’été est toujours présent, cette vigne rouge est la preuve que l’hiver est à nos portes. Brrrrrr ! Mais pour l’instant, nous profitons… de l’instant. Quelle belle saison, l’automne.












C’est le temps d’un petit lunch à la Pizzeria Salonica. Hmmm...

Rassasiées, nous attaquons la partie dense de notre trajet, de l’avenue du Mont-Royal à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), où les boutiques, les restos, les gens font que ça bourdonne. Ici, nous rencontrons Philippe Beaudin, technicien extraordinaire qui a travaillé avec nous cet été lors d’un spectacle à Baie-Comeau. Le monde est vraiment petit. Il nous a pris en photo, voilà :


Un gros merci à Philippe qui vient de commencer un B.A. en percussion à l’Université de Montréal.

Ensuite, nous visitons la Boutique 10 000 villages, spécialisée dans le commerce équitable. Je la recommande à tous ceux qui veulent consommer consciemment.



Une des dernières personnes que nous avons rencontrées est Paul Arany, que nous avons surnommé le Roi de la récupération. Le tricycle que vous voyez ici est une œuvre qu’il a entièrement fabriquée avec des pièces recyclées. Il passe ses hivers à bricoler ces machins dans le but d’être « différent ». D’ailleurs, il aime spécialement la perspective basse de ce vélo, que Cori a pu apprécier, ainsi que sa vitesse. Vive la différence !




Un peu plus loin, nous nous arrêtons à la Boutique Edible Arrangements où nous choisissons des fraises trempées dans le chocolat (dessert pour la fête de Pops). Hmmm.

Bientôt, nous arrivons au square Saint-Louis, ancien réservoir d’eau à ciel ouvert (jusqu’en 1852). Ça demeure un joli parc entouré de superbes maisons victoriennes. Cori me mentionne qu’elle aimerait beaucoup vivre dans une de ces maisons. Je la comprends, on sent une âme ancienne dans ces bâtiments ‑ j’espère quand même que ce n’est pas celle de la Reine Victoria. Je me verrais bien savourant le thé dans mon salon double en compagnie de Cori toute en appréciant la vue sur la vieille fontaine… Aujourd’hui, on y retrouve beaucoup de jeunes, de vieux, de chiens, de familles… qui profitent du beau temps.

À l’intersection de Sherbrooke, il y a la statue du Malheureux Magnifique de l’artiste Pierreyves Anger, dédiée « À ceux qui regardent à l’intérieur d’eux-mêmes et franchissent ainsi les frontières du visible. » Cette citation m’interpelle en tant que personne introvertie et introspective. Peut-être que c’est ce qui nourrit mon art…

Après avoir franchi une autre section bourdonnante, nous arrivons à l’UQAM. Ici, nous sommes frappées par les vestiges de l’ancienne église Saint-Jacques, surtout la girouette. On peut lire sur ce sujet en visitant le site du Département d’histoire de l’art de l’UQAM.

Enfin, nous sommes au coin de la rue St-Antoine, la fin de notre trajet, ouf. Un peu plus loin, il y a le Vieux-Montréal, une prochaine visite, une nouvelle aventure. Au mois de novembre, nous ferons une autre longue marche que je décrirai ici.

Je tiens à remercier ma compagne attentive, curieuse, intéressée et surtout très énergique. Grâce à Cori et à tous ceux que nous avons rencontrés le long du chemin, j’ai connu un grand moment de poésie et de bonheur. :-)

À bientôt,

Joanne


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